Un jardin produit plus de déchets qu'on ne le pense. Une haie de quinze mètres taillée deux fois par an, la pelouse tondue de mars à novembre, les feuilles d'un seul tilleul à l'automne : le volume dépasse vite ce que le bac de végétaux peut prendre en une collecte. À Chatou, celle-ci passe le lundi à partir de 15h, et elle peut être interrompue en hiver ou en été.
Racine Verte commence par trier. Les branches et le bois de taille passent au broyeur thermique que nous amenons sur une remorque. Ils ressortent en copeaux, qui occupent une fraction du volume de départ. Ces copeaux peuvent rester chez vous : étalés au pied des haies et des massifs, en couche de cinq à huit centimètres, ils gardent la fraîcheur et freinent les herbes.
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Ce qui ne se broie pas, ou que vous ne voulez pas garder, est chargé à la fourche et au râteau dans notre camion benne : tontes, feuilles, souches, mottes de terre, arbustes arrachés avec leurs racines. Les grands volumes de feuilles sont soufflés en andain, puis aspirés ou ramassés à la bâche. Avant de partir, nous soufflons l'allée, la terrasse et le trottoir.
Pourquoi ne pas faire un tour à la déchèterie ? Parce que les déchèteries de l'agglomération sont réservées aux particuliers : les professionnels n'y ont pas accès. Nous déposons donc les végétaux dans une filière privée de valorisation, et ce trajet est compris dans le devis. Le brûlage, lui, est interdit toute l'année dans le département : il n'est jamais une option.
Le prix se calcule au volume et à l'accès : un tas en bord d'allée se charge plus vite qu'un amas au fond d'un jardin tout en longueur. Nous le voyons à la visite, et le devis l'écrit. Pendant le chargement, une bâche reste tendue entre le tas et le portail, pour que rien ne tombe sur la pelouse ni sur la chaussée.